Focus sur la paix : regards sur les possibilités de l’année 2018

ACTUALITES – L’année 2017 a été lourde en conflits et en conséquences sur les vies humaines perdues. La communauté internationale ne peut donc qu’espérer que la situation mondiale s’améliore. Ainsi, le Centre International pour la Paix et les Droits de l’Homme (CIPADH) vous propose un article sur la paix qui commencera par énoncer les problèmes actuels avant d’analyser les éventuelles possibilités de développements en 2018. 

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Arme pour la paix - Source: Pixabay

Un article publié il y a près d’un an par Vincent Bernard, l’éditeur en chef de la Revue Internationale de la Croix Rouge, explique les raisons pour lesquelles notre monde d’aujourd’hui pourrait être considéré comme étant dans sa pire phase de paix. En effet, alors que des millions de personnes se retrouvent déplacées à cause de leurs pays en guerre depuis de nombreuses années, les frontières des Etats pouvant les aider se ferment. Bernard se pose donc la question de savoir si nous sommes dans une phase où l’égoïsme et l’acceptation d’un monde éternellement en conflit règnent.

Selon la Tribune de Genève, lorsque le nouveau secrétaire général de l’ONU,  Monsieur Antonio Guterres, a pris ses fonctions il y a un an, il a dit vouloir faire de 2017 une année ayant pour priorité la paix absolue, avec un accent spécial sur la Syrie. Guterres ajoute également que les efforts afin d’instaurer la paix doivent venir de chacun d’entre nous et de la communauté internationale dans son ensemble.

Deux mois plus tard, Bernard explique dans son article que nous n’avons jamais été plus au courant des violences causés aux victimes et nous n’avons jamais eu autant de capacités à leurs apporter de l’aide humanitaire efficace. En revanche, vu le changement de moyens de guerre (à cause, notamment, des technologies et des différents acteurs impliqués), le droit international humanitaire (DIH), applicable à ces situations, n’est plus en mesure de juridiquement protéger les victimes de nouveaux conflits. Ceci pourrait donc expliquer le manque d’intervention de la part de la communauté internationale.  Contradictoirement, ce sont surtout les règles basiques du DIH, applicables à tous types de conflits et en tous temps, qui se trouvent le plus souvent violées.  Le problème résiderait donc plus dans la volonté d’agir que dans l’incapacité de le faire.

Par contre, la communauté internationale ne pourrait pas être tenue pour responsable si, par exemple, elle n’était pas au courant de certaines zones de conflits dans lesquelles des atrocités sont commises quotidiennement. En effet, Independent explique dans un article publié en mai 2017 que le Mexique serait le deuxième pays le plus mortel au monde après la Syrie, dépassant l’Irak et l’Afghanistan. Pourtant, ce conflit n’est pas caractérisé par l’utilisation de moyens de guerre communs. En effet, il s’agit surtout des meurtres commis entre membres de cartels de drogues. Malgré le nombre alarmant de victimes, la communauté internationale n’a pas réagi de manière similaire au conflit Syrien, probablement à cause du manque d’informations provenant des médias.

Concernant les possibilités de développement des situations de violences durant cette nouvelle année, Foreign Policy a publié un article détaillé comprenant une liste des conflits à surveiller en 2018. Alors que cette liste comprend des pays dans lesquelles les conflits se sont aggravés récemment, tels que le Venezuela et la crise Rohingya entre le Bangladesh et le Myanmar, d’autres pays cités sont victimes de guerres intenses depuis plusieurs années, comme par exemple la Syrie ou le Yémen. La situation de ces pays risque de s’aggraver davantage en 2018 si l’aide humanitaire n’augmente pas en fonction de leurs besoins. Plusieurs millions de personnes sont aux bords de la famine, gravement malades ou déplacés de force.

En conclusion, comme conseillé il y a un an par Guterres, la communauté internationale devrait agir et s’entraider afin d’améliorer la situation mondiale qui ne cesse de se détériorer depuis quelques années.

 

 

Par Taline Bodart

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